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Dandy dans la presse

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Dandy dans la presse

"Car Bertier explore autant les grands artistes d’hier et même d’avant-hier (Nerval, Géricault ou encore les dandys disparus) en les agrémentant d’une forte dose de modernité. On se retrouve entre les princes charmants et les princesses désenchantées au temps des châteaux faibles" (Branchés culture/24 mars 2016)

"Quand le Dandy se veut Bandit, Bertier succombe au chant des sirènes (Christelle Cotton//Scènes Belges-13 octobre 2015)

Le festival Francofaune est un OVNI à bien des égards. Programmation exclusivement en français, découvertes de pépites, concerts parsemés dans différents lieux.
Et cette année regorge de bijoux dont l’intriguant et énigmatique groupe Bertier.

Ouvrant la scène de l’Atelier 210 pour les Dalton Telegramme venus présenter leur dernier opus, Bertier se produisait pour la première fois dans la foulée de la sortie de leur premier disque « Dandy » dont nous avions déjà pensé le plus grand bien.

Collectif plus que groupe, Bertier a cette faculté incroyable d’emmener le spectateur dans son univers aux influences à la fois claires et impalpables.

Enveloppés de lumières en clair-obscur, Bertier puise dans les racines de la chanson française pour raconter l’histoire onirique de ce dandy flottant en apesanteur dans une atmosphère où underground et sirènes se côtoient sans complexe.

C’est un véritable voyage initiatique que le public a pu vivre lors de cette première scène. Avec une classe inouïe reflétant une certaine forme d’épicurisme et une facilité qui laisse supposer de longues heures de répétition, le collectif enchaîne les morceaux avec une finesse et une élégance rarement vue.

Entre Christophe et Gainsbourg, l’ambiance se veut sensuelle et bousculante.

Sans tomber dans l’hermétisme d’une musique pourtant sans concession, Bertier se balade au rythme des instruments en s’appuyant sur la voix profonde de son chanteur et la surprise de celle de sa chanteuse.

Les instruments voyagent de musicien en musicien, tous plus impressionnants les uns que les autres. Il serait indécent de ne pas épingler la présence de l’incontournable Yan Péchin, dieu vivant de la guitare ayant accompagné les plus grands de Bashung à Thieffaine. Mais au-delà de cette personnalité, c’est une osmose sans faille que le groupe dégage. Une cohérence rare.

Plus d’une demi-heure de ravissement avec ce nouveau venu sur la scène belge qui risque fort de faire parler de lui. A suivre sans hésitation."

Francofaune 2015: les fantaisies littéraires de Bertier

C'est un groupe peu conventionnel qui s'est produit dimanche soir à l'Atelier 210, dans le cadre du festival Francofaune, en ouverture de Dalton Telegramme. D'ailleurs, nous devrions plutôt parler de collectif que de groupe. Chez Bertier, ils sont sept sur scène, et encore beaucoup plus en studio. Qui dit grande première dit souvent bricolage. Mais pas chez Bertier. Avec classe, élégance et professionnalisme, ce premier concert (qui, on l'espère, en appellera d'autres) a été assuré comme si le groupe avait des années de scène derrière lui. Derrière cette prestation, il y a des mois de préparation, de résidence et d'attente(s).

De morceau en morceau, ou plutôt d'histoire en histoire, les musiciens intervertissent leurs instruments avec une facilité déconcertante. A l'avant, habité, Monsieur chante, un verre de vin rouge posé sur un tabouret à proximité. Et à ses côtés, Madame rêve et chante elle-aussi, parfois même en russe, langue de ses ancêtres. Le chef d'orchestre, c'est Quentin Steffen. Directeur artistique, c'est lui qui dirige cette petite entreprise, passant allègrement des claviers à la trompette. Et puis dans l'ombre, il est là, chemise ouverte, avec sa gratte et sa tignasse reconnaissable entre toutes. Lui, c'est Yan Péchin, le légendaire guitariste d'Alain Bashung (et de bien d'autres légendes comme Thiéfaine, Higelin ou d'autres). Transporté par le projet, il a accepté d'être de la partie. Et arrivé la veille, il n'a qu'une seule répétition dans les dents. Pourtant, ça ne se ressent jamais.

Pendant quarante minutes, par une prestation envoutante, Bertier nous transporte et nous raconte l'histoire de ce dandy et de sa sirène. On se laisse avoir, on finit par y croire et, quand les lumières se rallument, on regrette que ça se termine déjà. Chez Bertier, tout nous ramène à l'univers de Bashung, mais aussi à celui d'autres grands maîtres comme Gainsbourg ou Christophe. Et Bertier de nous offrir une alternative belge à ce qui se trame en France avec des groupes comme Feu! Chatterton ou Grand Blanc. Dans le fond de la salle, se dessine la silhouette de Jacques Duvall. Il s'est délecté, et retrouve ensuite son ami Yan Péchin. On n'ose imaginer ce que pourrait donner une collaboration. Un jour? Pourquoi pas? La suite est en tout cas déjà en marche, et on trépigne d'impatience... > Christophe Van Impe (SUDPOP-6 octobre 2015)

"Le collectif frappe fort et prouve que la scène alternative a encore de beaux jours devant elle. A découvrir sans plus attendre!"

(Sandrine Palinckx, Francofans, juin-juillet 2015)

 

"Qui se cache derrière ce dandy au visage angélique qui pose sur la pochette de l'album? Un collectif belge de vingt musiciens, Bertier, emmené par un chanteur charismatique, Pierre Dungen. Sensualité et séduction sont au rendez-vous pour cet opus qui laisse une large part à la créativité. Dans un univers pop-rock alternatif flirtant avec la chanson, Dandy nous narre une histoire d'amour improbable entre un dandy bandit, Joulik, et une sirène, Baby L. Ecriture précise, arrangements de qualité font appel à notre imaginaire et nous transportent tout au long des neufs titres. Les références sont nombreuses, nous rappelant aussi bien Gainsbourg que Bashung ou Thiéfaine : Baby L et le joulik Dandy, Qui sommes-nous?, La Passion...Difficile de rester insensible devant une telle richesse de nuances. Le collectif frappe fort et prouve que la scène alternative a encore de beaux jours devant elle. A découvrir sans plus attendre!"

  "Dandy - dans dix ans, n'aura pas pris une       ride. Les albums de cette trempe ne se   démodent pas. Ils vieillissent comme les grands vins et délivrent des arômes inédits à chaque nouvelle écoute."  

Cédric Queniart (J'ai tou vu, tou lu, tout bu

"Où il est question d'une lueur de défi, d'un boxeur sur le retour, d'un dandy-bandit et d'un collectif à l'air libre...

Il était là, il était beau, accoudé au Chesterfield. Une lueur de défi dans son regard, comme l'envie d'en découdre doublée de la certitude d'en sortir vainqueur. Il était là, il était fier, il portait sa jeunesse en étendard - l'insolent ! J'aurais voulu le cogner au visage, juste pour casser quelque chose de beau.
Je ne me faisais pas d'illusion sur l'issue du combat. De l'autre côté du miroir, j'avais le corps en berne et des rides à chaque pas. Boxeur sur le retour, tout juste bon à encaisser les coups jusqu'à ce qu'ils cessent de pleuvoir, ou jusqu'à ce que la gravité me réclame avec un peu trop d'insistance. Pour les gens ordinaires, la vie est une course contre la montre perdue d'avance.
Pour lui, c'était différent. Sur sa peau, le temps qui passe ruisselait comme l'eau sur les vitres un soir d'orage. Dandy, dans dix heures ou dans dix ans, il serait toujours le même : beau, arrogant, accoudé au Chesterfield. Sa vie à lui, c'était une œuvre d'art. Et le temps ne changeait rien à l'affaire. Dandy, il prenait la pose et n'en démordrait pas. J'aurais voulu lui ressembler, rien qu'une fois, rien qu'un instant. Peine perdue. Seule la musique ralentissait ma déchéance.

Au commencement, il y avait le verbe. Celui de Pierre Dungen. Je ne le connais pas mais je l'imagine à sa table de travail, griffonner, raturer, remplir sa corbeille de boulettes de papier, s'agacer, puis retrouver le fil jusqu'à ce qu'enfin chaque mot ait trouvé sa place. Je l'imagine encore le lendemain ou les jours d'après, reprendre le même texte, méticuleusement, et procéder aux ultimes retouches : rayer un adjectif inutile, alléger une tournure de phrase, jusqu'à ce que plus rien ne puisse être ôté ni ajouté. 

Mais, pour que Bertier en vienne à se dandyner à mes oreilles, il fallait encore que ces mots finement ciselés prennent vie. Pour que le cœur du dandy se mette à battre, pour que sa bouche se mette à parler, il lui fallait des musiciens. Ils affluèrent de partout, du rock, du classique, pour former le collectif à l'air libre et à l'imagination vagabonde qui raconterait l'histoire de ce dandy-bandit et de sa sirène.

Dandy - dans dix ans, n'aura pas pris une ride. Les albums de cette trempe ne se démodent pas. Ils vieillissent comme les grands vins et délivrent des arômes inédits à chaque nouvelle écoute. On y entend du Gainsbourg, période Melody Nelson, du Bashung parfois, mais toujours du Bertier - libre, insoumis, esthète de l'imaginaire. A se laisser porter par les mots qui s'écoulent, purs et limpides, nous voilà plus jeunes, plus beaux, dans les pas de ce dandy de grand chemin. "


"Ca donne, au final, un cru à déguster lentement, à bonne température. Par les oreilles, les yeux, l'imaginaire..."

Alain Dauchot ( Esprit Libre // Al Crob en stock), 24-04 2015 :

"Quand BERTIER tend son Dandy

Pour paraphraser à contre-pied une célèbre réplique : « Les dandys, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît ». Les dandys, les fous, les poètes... Sur « Dandy » de BERTIER, ça commence dès la pochette : un jeune esthète oisif, au regard insolent, qui vous fixe nickel dans son costard d'un autre siècle. Prêt à tendre la joue droite si vous visiez la gauche, juste pour le plaisir de sentir couler un filet de sang le long de sa lèvre inférieure. Fantasme bien sûr, et provocation° 1. On pense à Oscar Wilde. Ensuite, c'est parti pour une histoire d'amour improbable entre un « Joulik » (bandit) et une sirène, en neuf chansons et 35 minutes, manière d'aller à l'essentiel. Il fallait oser, Bertier l'a fait : un album original où les références sont assumées, voire revendiquées. Gainsbourg d'abord, entre Melody et Bonnie ; Bashung ou Thiéfaine ensuite, pour la hauteur des textes visée. Un disque d'ambiances aussi, aux voix parfois susurrées et aux tempos chaloupés, plutôt lents. Voluptés magnifiées. Un album construit autour d'une aventure collective enfin. Genre « labo compo » où des talents – parmi lesquels Yan Péchin, excusez du peu – sont venus poser leur éclat sur les pistes. Où le son et l'image se croisent, le tout dans un esprit de recherche pour tenter d'offrir « autre chose ». Ambitieux donc. Du genre à vous faire allumer par des plumes acerbes et faciles. Mais le dandy lui, s'en fout. Il va au bout de son envie, de son rêve et assume. Ca donne, au final, un cru à déguster lentement, à bonne température. Par les oreilles, les yeux, l'imaginaire... Pourquoi en dire plus ? Ecoutez-le."


 

"Il y a des albums qui avancent frontalement, sans se cacher, sans user de faux semblants."

(Marc Mineur, Esprits Critiques, juin 2015)

Bertier est un projet émanant de la formation Madeleine Bertier (inconnu de mon bataillon), une occasion de multiplier les collaborations. Les bases sont données dès le nom de l’album et la pochette signée Lara Herbinia, qu’on retrouve derrière les clips et une partie des… chœurs." C’est donc ambitieux de viser aussi haut de façon aussi claire et d’avancer ainsi à découvert. Les références ne sont pas longtemps mystérieuses, et on les trouvera du côté de la chanson française ample et orchestrée. Ca sent donc logiquement son Bashung (Elle A Des EnviesQui Sommes-Nous ?). On décèle aussi bien vite une envie de Gainsbourg. La basse sur le refrain de Baby L est assez marquée. Melody Nelson est même carrément cité, pas moyen de se tromper. En poussant l’analogie un peu trop loin, Nerval 2015pouvant renvoyer au Rock De Nerval de ce bon vieux Serge. De ces deux modèles on retrouve aussi un goût du jeu de mot appuyé (reprenons en canon/elle est canon ou Satie-sfaction, vous l’avez ?). D’une manière générale, les textes trouvent un bel équilibre et les parties instrumentales sont aussi soignées et parfaitement exécutées. J’aurai plus de réserves sur l’affectation de la voix, mais c’est assez personnel. Je préférerais souvent qu’elle déclame le texte (Satisfactions) même si ça permet aussi de jolies réussites (Bandit !). Cet album ne vise pas la puissance (on s’éloigne donc de ce que font les deux Benjamin (Biolay et Schoos). Il y a des albums très clairs dans leurs intentions. Comme des gens très bien habillés pour être certains de rentrer. Voici un disque qui est donc impeccablement coiffé et se donne les moyens de son ambition et ose viser des modèles inattaquables. Pour ce culot et quelques belles réussites, cet album mérite le détour.

 

"Des mélodies qui allient finesse (tintements électro) et force (percussions et chœurs) soutiennent des textes construits comme des courts-métrages."

Christelle Cotton pour SCènes Belges (21/04/2015) : 

"J’avoue, j’ai un faible pour les jolis garçons, les minois fins et romantiques, les regards en biais ornés de longs cils, les costumes cintrés et les intonations susurrées à la Gainsbourg ou à la Biolay.
Alors quand j’ai posé l’album Dandy dans mon lecteur, j’avoue j’étais déjà à moitié conquise par la pochette mettant en scène ce (très) joli garçon posé dans un Chesterfield.
Et quand les premières notes ont résonné dans mon casque, j’ai été chipée par la voix à la fois douce et ironique. Je me suis laissée embarquée au fil des 9 titres qui voguent entre sensualité et battements de cœur.
Des mélodies qui allient finesse (tintements électro) et force (percussions et chœurs) soutiennent des textes construits comme des courts-métrages. On y voit des vagues, des mirages, des volutes de fumée.
Une recherche sur la langue, le jeu des rimes et des mots qui s’entrelacent ont définitivement terminé l’œuvre de séduction. Une délicate pop en français qui se tire sur des accents rock old style (Laura Palmer ne semble pas loin).
Inspiration gainsbourienne et duvalienne sans conteste, ce premier disque, où les références littéraires ou picturales guident les sens, est une très belle réussite. Hâte de découvrir cet univers sur scène car il y a fort à parier que le souci de détail apporté au contenu de cet album se retrouvera lors des concerts.
Mais qui se cache derrière cette petite merveille ? Bertier, n’est pas un nom inconnu puisqu’il est la nouvelle mouture du groupe Madeleine Bertier. Le projet regroupe en réalité une vingtaine d’artistes qui ont construit comme une expérience chimique « Dandy ». De la musique à la photo, chaque détail a son importance."

Dandy " c’est tout un univers fin et délicat, mélodieux et passionnel"

Un album que l’on pourrait qualifier d’intemporel; il pourrait très sincèrement résister au temps et toujours y trouver sa place à l’écoute. Il délivre des exhalaisons à chaque écoute. On peut y entendre du Gainsbourg (période "Melody Nelson") du Bashung, du Detroit également, mais cela n’en reste pas moins du Bertier !

Si vous avez envie de douceur, de passion et de tendresse... " Dandy " est fait pour vous ! Des textes très bien écrits, qui forment un bel équilibre avec la musique et une harmonie parfaite ! Les moments où les parties instrumentales prennent le dessus sont tout aussi soignés et exécutés avec précision. Le travail accompli pour l’album est à souligner,  tout en douceur et  non en puissance vocale. Les émotions passent à travers les déclinaisons des tons de la voix employés tantôt délicate, tantôt grave et mystérieuse.

Un univers de pop française avec des accents rock old-style mais pas que, les différents instruments utilisés nous emmènent loin, très loin dans d’autres pays et vers d’autres histoires. Une finesse jusque sur la pochette... celle-ci met en scène un jeune garçon posé dans un Chesterfield et dans un costume à l’allure d’un Sherlock Holmes ! Un souci du détail calculé au millimètre près (c’est parfois presque gênant …)

Bertier est tout sauf un inconnu, c’est la nouvelle vie du groupe Madeleine Bertier. Et derrière Bertier se dissimule pas moins de vingt artistes issus d’univers différents, du rock au classique, et qui ont œuvré pour nous proposer " Dandy ".

Et si je vous en disais un peu plus ? C’est la voix de Pierre Dungen qui nous emmène au large. Historien de formation, on ressent la passion qui habite l’homme et surtout l’Artiste (auteur des paroles de l’Album). C’est deux ans après la sortie d’un Ep (sorti en juin 2013) que l’envie reprend de s’enivrer de musiques et de paroles. Pour " Dandy ", ils s’entourent notamment de Quentin SteffenAmaury BoucherMarco Czyz et pour l’espace d’un titre de Yan Péchin. Un disque peuplé d’influences (on vous les citait plus haut) et avec un sacré challenge à affronter... celui du rock chanté en langue française.

La magie de la langue opère au fil des titres, on en arrive presque à toucher l’émotion du bout des doigts et à frissonner avec l’artiste, à vivre sa passion, sa mélancolie, ses angoisses et ses interrogations. « Elle a des envies », « Bandit », « Baby Lol », « La passion », « Qui sommes-nous »  sont quelques palettes parmi les 9 que composent l’album. J’ai une petite affection pour Nerval, mais ceci n’engage que moi, chacun va pouvoir, au fil des titres, y trouver son bonheur et son propre ressenti.

Vous l’aurez compris, des textes aboutis, sincères et finement ciselés, des accords de guitares à vous en faire tourner la tête et des arrangements à la hauteur de la perfection. Un écrin des plus doux et des plus mystérieux qui ne demande qu’à être découvert.Un poète des temps modernes dont il ne faut pas délaisser  les écrits mais au contraire les faire vivre à travers vos histoires et vos émotions.Que le tourbillon de Bandit vous emporte et avec lui sa passion des mots

(ÇA VIENT D'ICI, C'EST DU BELGE,  29 juillet 2015)

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David SAlomonowicz, La SEmaine Musicale, La Première RTBF Radio (29 mai 2015)

"Le collectif belge Bertier composé d'une vingtaine de musiciens venant d'horizons très différents et du parolier Pierre Dungen a récemment sorti un album intitulé "Dandy" sur lequel on retrouve quelques morceaux intéressants comme ce 'Baby L. et le joulik dandy' illustré par la brillante Lara Herbinia."


"Bourré d’ambiances et de sensualité cet album s’écoute plus qu’il ne s’entend."

BERTIER Dandy ( critique cd par JPROCK//Concert Monkey-Concert-reviews) 19 avril 2015

"Il y’a quelques semaines un cd promo me parvient. 
Sur la pochette un jeune homme élégant assis dans un fauteuil Chesterfield nous toise de son regard.
On y lit deux mots : Dandy - BERTIER.  
Et lorsqu’à l’examen de la pochette on constate que l’excellent Yan Péchin, guitariste mythique français qui a collaboré avec des pointures comme Bashung, Thiéfaine, Higelin, Buzy, Brigitte Fontaine , Marianne Faithfull , j’en passe et des meilleures, on se dit que c’est bon signe. 
D’autant plus qu’il y’a quelques mois notre gratteux était à Bruxelles pour peaufiner l’objet et que mon emploi du temps chargé m’a empêché de répondre présent pour le rencontrer.

Mais continuons à explorer la pochette. Qui est ce fameux BERTIER ?

Madeleine Bertier est un groupe de rock qui fait du rock en français et dont le chanteur n’est autre que Pierre Dungen historien de formation, mais artiste , auteurs de toutes les paroles et qui de temps à autre se mue en écrivain.
Dungen nous revient donc deux ans après la sortie d’un EP en juin 2013 avec un projet ambitieux auquel ont participé une vingtaine de musiciens venus d’horizons bien différents.  
Sur ce disque on retrouve d’ailleurs Quentin Steffen un autre membre de Madeleine Bertier qui se partage la composition avec Amaury Boucher, Marco Czyz et Yan Péchin pour un titre.
Dès les premières notes de « Baby L & le Joulik Dandy « , clin d’oeil musical à « l’Histoire de Melody Nelson » d’un certain Serge, on est emporté dans cet univers qui lorgne du coté de Bashung et de Gainsbourg et qui de temps à autre évoque aussi le travail de Benjamin Biolay.
Mais pourquoi faire un disque peuplé d’influences aussi marquantes ? La réponse me saute aux yeux : Gainsbourg est mort, Bashung aussi nous a quitté, et dans ce créneau difficile qu’est le rock intelligent en langue française une place est à prendre. 
Et Bertier possède tous les atouts pour reprendre le flambeau.
Franchement cet album est une jolie réussite avec quelques morceaux qui vous accrochent des les premières écoutes. 
« Dandy « , « Bandit ! « , « Baby Lol » , ces titres claquent comme une jarretelle sur la peau nue d’une femme fatale. 
Bourré d’ambiances et de sensualité cet album s’écoute plus qu’il ne s’entend. On se délecte de ces textes aboutis et finement ciselés, de ces guitares meurtrières et toujours bien placées ( Ah Yan Péchin ! ) et de la voix grave de Dungen sur des arrangements rock qui parfois empruntent aussi à Burt Bacharach.
« Elle a des Envies » fascine avec ses références à peine voilées à qui vous savez , ainsi on peut lire dans le texte : « Oh ma Belle, ma mélancolie, Mon amie-ennemie, Oh elle est si soudaine, Sérénades et aubades, sous ton charme je mélodie…Nelson… » .
« La Passion » nous touche par sa justesse tourmentée, puis l’auteur s’interroge « Qui sommes nous ? « où il déclare sa flamme avant que l’album ne se clôture en beauté sur l’étrange « Satisfactions » et le poétique « Nerval (2015) déclaration d’amour désespérée citant le poète.
A toutes ces qualités citées plus haut il faut aussi ajouter la qualité des arrangements toujours inspirés et des jolis choeurs féminins placés là où ils faut.  
Avec « Dandy « on tient là réellement une petite perle cachée dans un écrin de velours.
L’ album sortira dans quelques jours le 21 avril 2015 en digital sur I-Tunes, Spotify et Deezer.

Dandy de BERTIER c’est neuf chansons et trente cinq minutes d’histoires imaginaires et de phantasmes , une petite perle qui ne demande qu’à briller. Vous savez donc maintenant ce qu’il vous reste à faire…"


"Artiste prometteur à suivre de près"

(ça vient d'ici c'est du belge 21 avril 2015).

"Bertier est un collectif Belge – toute une histoire… - composé d'une vingtaine de musiciens venus de la pop, du rock, mais aussi du classique. Leurs horizons sont différents, mais ils se sont tous retrouvés autour d’un « livret » (proposé par le chanteur) racontant l’aventure d’un Dandy amoureux d’une sirène. Tout le monde savait, dès le départ, qu'ils allaientt embarquer sur l’océan des imaginaires… Et personne n’a eu le mal de mer."

( dimension-rock.fr, juin 2015)

 

Quels sont les premiers échos que vous avez eus de vos concerts ? 

 

On y arrive ! Chacun a déjà pas mal joué dans des formations différentes, mais nous « tous » en arriverons seulement aux concerts dans quelques semaines… Après 12 mois de travail en studio (de février 2014 à février 2015), nous avons en effet sorti l’album Dandy ce 21 avril (2015). Pour le moment, la critique a très bien accueilli notre travail, tant en Belgique qu’en France et au Canada. Mais il faut encore se faire connaître! Les écoutes sur les plateformes sont super encourageantes. Nous répétons en vue de monter sur scène à partir de l’automne 2015 (pour une résidence suivie d’un show case) et puis, surtout, à partir de l’hiver 2015-2016 (pour une tournée). On prépare un vrai spectacle pour restituer l’esprit du collectif en « live ». 

 

Quelle a été votre plus belle expérience musicale ? (Concert, rencontre, featuring...) 

 

Chaque rencontre sur le projet a été enrichissante, étonnante, une découverte. Il y a en a une qui nous a particulièrement boostés, c’est celle de Yan Péchin (guitariste de Bashung, Miossec, Thiéfaine, Raphaël…) qui a été séduit par notre univers, et a gracieusement accepté de placer ses sublimes guitares sur 8 des 9 morceaux. Le top. 

 

Qu’est-ce qui vous inspire lorsque vous écrivez ? 

 

Tu parles des textes ? Des rêves, des cauchemars, des fantasmes, le courant de la plume, des anecdotes, des conversations jusqu’au petit matin… Rien de réaliste, en tout cas. Tu parles des musiques ? Pareil, mais différent. Il y a 4 compositeurs sur le projet (dont Yan), deux qui ont parfois composé ensemble (Quentin et Amaury)… donc chacun est venu avec sa vie, ses mondes et a délivré (déliré…) un message aux autres. C’était le pari : que chacun écoute l’idée de l’autre sans se perdre.

 

A ceux qui ne vous connaissent pas, comment définiriez-vous votre musique? 

 

D’après les critiques, il s’agit de pop-rock alternatif en français. De fait, la direction artistique du projet a emprunté ces chemins-là… Mais sans se refuser d’en emprunter d’autres, vers le classique, le rock, les univers planants et même expérimentaux… Mais le mieux c’est que vous écoutiez pour vous faire votre propre idée. 

 

Quels sont vos projets désormais ? 

 

La scène qui vient en hiver. On est à fond dedans sans oublier la promotion en cours qui nous amène des interviews (merci à vous, d’ailleurs), des chroniques, des passages radio. 

 

Quel est LE morceau que vous écoutez en ce moment ? 

 

On pourrait en citer plusieurs (on est beaucoup…). Celle qui revient depuis un moment : La Malinche de Feu Chatterton ! Parce que, ceux-là, ce sont des forts en thème et en musique comme il en faudrait plus et comme on aime. 

 

Un dernier mot ?

 

Déjà ? Un dernier mot, c’est comme un dernier verre, nous on ne sait jamais vraiment quand c’est le temps. Allez, OK : prenez la peine d’écouter, finalement en musique, c’est le mieux.

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"Loin des formats classiques, le projet "Dandy" du collectif Bertier est un ovni, à la fois beau, anachronique et fascinant. Les fantômes d'Alain Bashung et de Serge Gainsbourg se croisent tout au long des neuf morceaux d'un album qui transpire la classe et l'élégance. "Dandy", c'est un univers enivrant. Une oeuvre qui permet de désacraliser la chanson française, et à laquelle a contribué Yan Péchin, le guitariste historique de Bashung. Autour d'une délicieuse bouteille de rhum et avec "Crève-coeur" de Daniel Darc en toile sonore, nous nous sommes très longuement entretenus avec Pierre Dungen (chant et direction artistique), Quentin Steffen (direction artistique, claviers et programmation) et Lara Herbinia (choeurs, web design et images)".

(Christophe Van Impe, Sudpop, mai 2015)

Madeleine Bertier s'est fait la malle et est devenue Bertier pour donner naissance à ce "Dandy". A quand remonte l'idée de ce projet?

Pierre: "Le projet est né début 2014. L'idée était de sortir d'un format classique pop-rock et de créer un univers au départ de quelques textes. On n'avait pas envie d'avoir un groupe mais un collectif, d'amener plein de gens d'univers musicaux différents. On a pu bénéficier d'un studio qui s'est construit en même temps que le projet. Je voulais que la musique soit aussi présente, et qu'elle booste les mots."

Quentin: "J'ai vraiment pu, en tant que compositeur, commencer à proposer des compositions. Une séparation s'est faite à un moment dans ce projet. C'est parti de quelque chose qui aurait dû être tout petit et qui s'est gonflé, jusqu'à la rencontre avec Yan Péchin."

Comment êtes-vous parvenus à convaincre ce guitariste de légende, connu pour son travail avec Alain Bashung, Jacques Higelin, Miossec, Brigitte Fontaine et bien d'autres?

Lara: "Un jour, Pierre me dit: "je commence à caler. Les seules guitares que j'entendrais bien là-dessus, ce seraient celles de Yan Péchin. J'avais eu l'occasion de le photographier lors d'un festival à Bulle, en Suisse. On avait eu quelques échanges par mail. Il est ensuite venu jouer dans un festival à Bruxelles en compagnie de Chloé Mons. Ce soir-là, je le rencontre pendant 2 minutes 50. Je lui ai posé la question par mail. Il me répond: "Il faut que tu m'envoies un cd, car ma bécane est trop vieille. Mais je te préviens: si je n'adhère pas, je ne le fais pas, car j'ai déjà 10.000 demandes." Je lui explique qu'on n'avait pas les moyens de le payer, mais juste de le loger et le nourrir. Il a écouté et nous a directement répondu qu'il serait de la partie. C'était lui et personne d'autre. C'est comme si on l'avait toujours connu, comme s'il faisait partie de la famille. Il envisage la musique comme une peinture. Ca lui parle, et il essaie d'y mettre des couleurs. C'est ça qui fait sa spécificité, c'est un musicien-peintre. Il pourrait se la péter vu son cv, mais il reste très infantile. Quand il écoute de la musique, il s'émerveille et on a l'impression qu'il a 15 ans."

Quentin: "Je me souviens bien de ce jour-là. J'entends que c'est "oui". A ce moment, je viens d'avoir mon studio et j'ai découvert, à peine un an auparavant, certains morceaux de Bashung. Je commence à stresser. Serai-je à la hauteur? J'appelle mon pote Amaury, qui a mixé le tout et qui a fait un travail de malade sur l'album. Il fallait qu'il m'aide, çar j'étais en panique totale. Yan est venu deux week-ends. Il est arrivé devant chez moi avec 200 kilos de matos. Le premier week-end, il a fait cinq ou six titres en une journée. Il a apporté au moins 30% de l'efficacité de cet album. Quand il travaille, c'est comme un puzzle. Tu ne peux pas comprendre le morceau avant qu'il ne l'ait terminé."

Pierre, comment conçois-tu la création musicale?

Pierre: "Tout part de cette idée de ne rien concéder à la musique. C'est dommage de se dire que, parce qu'on chante en français, il y a les paroles et puis la musique. Bin, je ne crois pas. Je suis par exemple capable de porter la voix beaucoup plus fort, mais c'était inutile. Il fallait que la voix soit considérée comme un instrument. Ceux qui n'étaient pas musiciens mais instrumentistes ne sont d'ailleurs pas restés sur le projet. Les notes vont avec les syllabes, et puis après des choeurs sont posés. Dans cette perspective, la voix ne peut pas aller en puissance car elle raconte une histoire. Quand tu dis des choses, tu ne peux pas les pousser, les hurler. J'ai aussi une mélodie au chant, mais je vais d'abord défendre les syllabes et les mots qui se suivent. Je défends l'idée que ce qu'on fait, c'est de la chanson à écouter, que c'est de la musique adulte. Je pars aussi du principe que peut-être les gens sont moins cons que ce que certains veulent dire. C'est vrai que certains morceaux doivent être écoutés deux fois. Est-ce un effort? C'est de la chanson de niche. Idéalement, ça devrait s'adresser à tout le monde. Mais dans la société dans laquelle on vit, ce n'est pas le cas et ce n'est pas grave. Je revendique la liberté de créer des choses qui s'écoutent, tout en aimant des choses qui s'entendent. Les artistes doivent avoir la dignité de faire des choses dans lesquelles ils croient, sinon je pense que ce sont des putes. Le principe, c'est que les musiciens ne doivent pas concéder. Tu peux venir avec un texte, mais tu peux aussi ensuite le déconstruire, le retravailler. Ce projet-ci était consacré à l'eau, sur le thème de la sirène. Il y a un projet qui est en cours, sur l'air. J'espère travailler sur les quatre éléments. Les textes, c'est un livret. Ce sont des mots qui sont écrits et puis les musiciens interviennent et mettent la ponctuation."

A quoi devra-t-on s'attendre sur scène?

Pierre: "J'ai une exigence qui est très prétentieuse, mais je l'assume, qui est de jouer dans des centres culturels ou des théâtres et pas dans des salles rock. On aura une résidence du 31 août au 2 septembre, et on espère tourner au début de l'hiver. Ce ne devrait pas être impossible car ce qui est sorti intéresse. Maintenant, il faut le concrétiser. Ce sera un concert de 45 minutes, sans reprises, sans être dans la performance. Ce n'est pas ce que j'ai envie de faire sur ce projet-ci. C'est une présentation de projet, et une promesse sur ce qui va venir après. On ne proposera pas non plus une simple reproduction de l'album, je sais qu'il y en a qui aiment mais je trouve ça anxiogène. En ce sens, j'aurais beaucoup aimé voir Daniel Darc en concert, car il n'était pas dans cette logique."

Quentin: "Sur scène, on va mélanger toutes les disciplines. Il y aura notamment des projections. Ce sera vraiment l'univers de l'album."

Revendiquez-vous le côté un peu anachronique de votre musique?

Pierre: "Nous, on essaie de faire des choses vivantes et intéressantes. Je ne vais pas faire de la techno, car j'aurais l'air d'un débile. Mais j'aime rencontrer ces gens, car je suis convaincu qu'il y a quelque chose qui se passe à ce niveau. Et puis les membres du collectif sont plus jeunes que moi et me font découvrir des groupes, d'autres idées d'arrangements. Mais c'est vrai que le secteur est peuplé de vieux qui veulent faire jeunes. On s'en fout d'être jeunes. La jeunesse, c'est extrêmement court et il faut en garder les parfums. La jeunesse, c'est un état d'esprit, une curiosité, des envies,... Neil Young, qui fait son âge, lui il continue à créer des choses passionnantes. Chez David Bowie, tout est cohérent. En plus, ces gens-là ont démontré qu'il est possible d'être à la fois populaire et très exigeant dans ce que tu fais. Au final, il n'y a que ça qui compte."

 

Quel regard portes-tu sur la langue française dans la création musicale?

Pierre: "Chanter en français, pour moi, ce n'est pas porter un drapeau. Je ne vais pas le faire en anglais, car sinon je ferais comme tout le monde et je le ferais moins bien que beaucoup. Moi, je suis le Cesaria Evora bruxellois (je n'ai hélas pas sa belle voix, je parle de l'intention). Elle chante en cap-verdien, et je trouve ça merveilleux. On devrait tous chanter en cap-verdien, c'est notre liberté. Si je chantais en anglais, je ne chanterais pas juste (dans tous les sens du terme). En plus, même quand les musiques sont belles, si les paroles ne me touchent pas, je suis littéralement incapable de sortir un mot. Et puis il y a des trucs impressionnants qui sortent en français aujourd'hui, comme Camelia Jordana, Florent Marchet, Babx,..."

On entend aussi des choeurs en russe, sur "Elle a des envies". D'où cela vient-il?

Lara: "Je ne peux pas t'expliquer ce qui m'est passé par la tête. J'ai entendu ce morceau "Elle a des envies", et j'ai eu envie de poser ce vieux chant populaire, que me chantait ma maman, et qui me prend aux tripes."

Sur l'album, il y a notamment une référence au "Melody Nelson" de Gainsbourg. Mais c'est surtout l'âme de Bashung qui transpire des morceaux. Pierre, si tu devais en citer un de lui, ce serait lequel?

Pierre: "Tous les gens que j'ai écoutés, c'était dans une optique de défi. Je pourrais te dire "La nuit je mens", que j'ai dû écouter des milliers de fois jusque très tard de façon obsessionnelle pendant des moments difficiles. L'album "L'imprudence", je ne peux pas te sortir un morceau mais c'est quelque chose qu'on ne pourra plus se permettre. C'est Léo Ferré qui me plaît complètement. Sur "L'imprudence", ce n'est jamais exagéré. J'aime aussi la spontanéité. Un artiste, ce n'est pas un intellectuel. Idéalement, il faudrait rester dans une recherche et une provocation permanentes. Surtout ne pas institutionnaliser et remettre des médailles à des artistes."

 

Paroles De Dandy


Paroles de Dandy

Paroles De Dandy


Paroles de Dandy

1.    Baby L. et le Joulik* Dandy

(Pierre Dungen-Quentin Steffen-Amaury Boucher)
Guitares électriques : Yan Péchin – Guitare sèche : Thierry d'Otreppe - Basse, batterie, programmations : Amaury Boucher – Trompette : Quentin Steffen - Chœurs : Marylène Corro, Lara Herbinia – Voix : Pierre Dungen/ *joulik : voyou

Derrière les joncs,

Sinuons, sinuons

Sur le chemin creusé dans la roche,

Sans jamais cesser d’être proches

Derrière les joncs,

Sinuons, sinuons

Le long du fleuve déchiré par les rocs,

Soyons fleurs hybrides, chrysalides en toc

C’est l’histoire

De Baby L., du Joulik Dandy

De Lui et Elle

Terribles enfants…modèles

Jamais ne simulons

L’envie d’être à la noce

Nos décors ne sont pas, non, de carton

Nous sommes enfants fidèles, beaux gosses

Plus vrais que nature

Guérissons nos meurtrissures

Et sinuons, sinuons

Pour mieux poursuivre l'aventure

2.          Dandy

(Pierre Dungen – Marko Czyz)
Jérémy de Lombaerde : Viole de gambe, violoncelle - Jonathan Castillo : Violon - Guitares : Yan Péchin – Guitare sèche et batterie : Marko Czyz- Voix : Pierre Dungen.

Aimons-nous…émus

Entre deux portes

Deux pertes de vue

Qu’importe… Dandy !

Nerveux, entre les nervures

Dandy, de tes veines froissées

Neveu du Prince qu’on sort

Dandy, à la vie… tombée

Ben Hur

Dans l’inconfort,

D’un cabriolet

Bentley

Faites vos vœux

Les jeux sont faits

Et les complets défaits (bis) 

Nerveux, entre deux fêlures

Dandy, à la nuit… blessée

Félin du Prince qu’on sort

Sans concession

Ou alors…

Dandy pour te laisser

Aux mains du Milord

A demi-mort…

 

3.           Bandit !

(Pierre Dungen-Quentin Steffen-Amaury Boucher)
Claviers : Quentin Steffen – Guitares électriques, Banjo : Yan Péchin - Basse et batterie : Amaury Boucher  - Trompette : Quentin Steffen – Saxophone : Amaury Boucher - Sifflement : Paulo Silva Rodrigues - Voix : Pierre Dungen.

Je ne me cherche pas d’excuses

Je m’en trouve

Déserté des Muses

Comme assiégé

En mon château faible

Même l’eau a quitté ses douves

Mais pourquoi déserter la geôle

Le monde de là-bas déconne

Tous, au dehors, fanfaronnent

Alors qu’ici, dans la piaule

Ton corps frissonne

Alors on roule

Dandy...

Et l’on se soûle

En habits

De Joie

Alors on roule

Dandy  

Je ne me cherche pas d’excuses

Je m’en trouve

Loin des télévisions

Des Gothas, des bottins

Mondains

Je te reluque en cinémascope

Ma Sirène des syncopes

Ne te cherche pas d’excuses

Tu t’entrouvres, tu t’entrouvres

Et voici la vie qui fuse

Si je ne m’abuse….

4.             Baby Lol

(Pierre Dungen-Quentin Steffen)
Claviers et programmations : Quentin Steffen - Piano : Grazyna Bienkowski -Basse : Marko Czyz - Guitare sèche : Paulo Rodriguès- Guitares électriques : Yan Péchin, David Berman - Violoncelle : Jérémy de Lombaerde- Trompette : Quentin Steffen-Saxophone : Amaury Boucher - Batterie : Nicolas Mottet -Percussions : JG De Meijer- Chœurs : Lara Herbinia – Voix : Pierre Dungen

Dérivons sur le radeau de la Méduse

Je t’y dévorerai des yeux

Seule: tu n’auras plus d’excuse;

Il faudra-je suis furieux-

Que tu y passes, ma Baby Lol

Jolie Baby-Lol

Ne pense pas à t’enfuir

Je te passerai une camisole

Rien ne sert de languir:

Encerclée par la mer et les requins :

Tu ne pourrais te perdre bien loin

L’eau coule

Nous roucoulons

Comme deux palombes

Depuis des plombes  

Baby-Lol

Coquine, tu rigoles

Et ne me prends pas au sérieux;

Je vais allumer le feu

De la passion

Il faudra que tu te prennes au jeu

Baby Lol,

La dérive sans plus d’esquive

Nous conduit à l’atoll

Des mises en abyme

Entends-tu l’écho de Géricault ?

Avant l’échouage, naufragée,

K.O. sur la barrière de corail

De la baignoire en émail

Où nous divaguons depuis

40 jours et 40 nuits

5.              Elle a des envies

(Pierre Dungen, feat chant traditionnel Russe, Odessa, Joulik-Quentin Steffen)
Claviers, programmations : Quentin, Steffen- Guitares, banjo : Yan Péchin - Violoncelle : Jérémy de Lombaerde - Trompette : Quentin Steffen - Saxophone : Amaury Boucher - Batterie : Amaury Boucher - Piano : Grazyna Bienkowski - Chœurs : Lara Herbinia - Voix : Pierre Dungen, Lara Herbinia

Elle a des envies, des envies…

Je m’en mords les doigts

Je noie dans l’eau de vie

Mon dépit et sa joie

Mon infante de chœur

C’est larmes et rouge…

Reprenons en canon :

Oh, Elle est canon…

Elle a des envies

Je m’en mords les doigts

Ma Reine se rit

De mes peines

Et resserre les chaînes

Grâce auxquelles je vis

Mon infante de chœur

C’est larmes et rouge…

Reprenons en canon :

Oh, Elle est canon…

 

Жулик будет воровать,
А я буду продавать.
Мама, я жулика люблю


Oh Elle est si soudaine, Saudade

Oh ma Belle, ma mélancolie

Mon amie-ennemie

Oh elle est si soudaine

Sérénades et aubades

Sous ton charme, je mélodise

Nelson…

Pas de Kyrie Eleison

Je t’ai, tu m’as : à la bonne

Et on vocalise…

 

6.              La Passion     

(Pierre Dungen-Quentin Steffen)
Claviers, programmations : Quentin Steffen, Amaury Boucher- Batterie : Amaury Boucher - Guitares électriques : Yan Péchin - Trompette : Quentin Steffen - Chœurs : Marylène Corro – Voix : Pierre Dungen.

Connais-tu la passion, petite sœur?

Elle me ronge; il n’est pas d’autre mot

A la fois jouissance et douleur

Elle est contagieuse; j’en dis déjà trop...

Serais-tu prête ?

A honorer d’une visite

La terre secrète,

Le domaine illicite

Où elle ordonne ses fêtes

En chevalier servant

Tour à tour obscène et galant.

Me trouverais-tu charmant

En ce rôle de drôle?

Petite sœur, cette nuit

J’ai le cœur bizarre, étrange fruit

Gorgé de ta chair.

J’ai des imaginaires

Fertiles 

Pareils à ces plaines du Nil

Que les eaux fécondent

De leurs alluvions profondes

Serais-tu prête

A franchir le précipice

En un carrosse véloce

A initier certaines prémices

Où je serais

Si tu le voulais,

Tendrement féroce

Sache que je t’attends

7.              Qui sommes-nous ?

(Pierre Dungen- Amaury Boucher)
Batterie, basse, guitares, claviers : Amaury Boucher - Guitares électriques : Yan Péchin - Chœurs : Marylène Corro, Lara Herbinia, Quentin Steffen, Pierre Dungen, Jojo Demejer - Voix : Marylène Corro, Pierre Dungen.

Aimes-tu ces danses anciennes ?

Sur lesquelles on rêve de Vienne

Où l’en envisage l’amour à nu

Je serais… ton cavalier ingénu

Imprévu…

Serais-je un ange qui passe ?

Dans nos vies corrompues

Serais-tu un désir fugace ?

Une coupe à moitié bue

Qui sommes-nous ?

Des à-peu-près des malgré tout

Rien et tout, des amoureux surtout

Qui sommes-nous ? (bis) 

Aimes-tu ces danses anciennes ?

Sur lesquelles on s’abandonne

Où le désir va, papillonne

Serais-je une âme en veine

Serais-je la sirène ?

Sur tes peines quotidiennes

Oh… ton visage

Mon unique paysage

Je l’ai trop cultivé

Mon candide jardinier

Ignorant des usages

8.             Satisfactions

(Pierre Dungen – Yan Péchin)
Guitares : Yan Péchin- Batterie-Percussions : Amaury Boucher - Voix : Pierre Dungen

J’écoute Satie, assis

« Gymnopédies »

Toujours trop fort :

A réveiller les morts

Satisfactions

Satisfactions

En Dandy de Picadilly

J’aspire tant et tant

A la Diva de l’empire

Sa couronne m’inspire

Des chants touchants

Mais je n’écouterai pas

Ce crooner pour dames âgées

J’lui filerai des dragées

Empoisonnées

J’écoute Satie, assis

Pas couché-Médor

Mais façon sport

Ma Baby :

Si Satie t’endort

Voici notre premier

Désaccord

Lui ? Il me rendrait plutôt

Insomniaque

Il provoquerait

Des intempéries

Dans mon cerveau

Satisfactions

Satisfactions

9.             Nerval 2015

(Pierre Dungen-feat.Gérard de Nerval- Quentin Steffen-Amaury Boucher)
Claviers, programmations : Quentin Steffen-Batterie et programmations : Amaury Boucher - Violoncelle : Jérémy de Lombaerde - Violon : Jonathan Castillo - Soundcloud de la comète Tchouri enregistré par la sonde Rosetta - Chœurs : Lara Herbinia-Voix : Pierre Dungen.
 

Petite, je serai l’ombre portée

Qui gravite autour de tes pensées

Je voudrais te dire, épure

Que ton rire, azur

M’émerveille… Jusqu'à me priver

Du sommeil réparateur

Je suis le navigateur

L’inconsolé de Nerval

Le pêcheur de narval

Mon front est rouge encor’ du baiser de la Reine ;

J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

El Desdichado (bis)  

Petite, je serai l’astre bienveillant

Qui irradie ta chevelure d’océan

Ton corps au fil de l’eau

Tes bijoux d’opaline, tes émaux

Je suis ce déshérité

Dont les seuls oripeaux

Sont cet amour assoiffé de vérité

Mais où vais-je ?

Ombre portée par tes chants

Rêveur éveillé

Serais-je l’ami ou l’amant ?

Ou le désespéré

Emporté par le courant